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 Hijikata Dai

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MessageSujet: Hijikata Dai   Mer 10 Déc - 1:33




█ Nom || Hijikata 土方
█ Prénom || Dai 大
█ Surnom ||  Sans façon, merci. Boss : ボス // Dai sama :大様 // Hijikata (san) : 土方 さん // Chef de clan: 藩主 ( Hanshu)
█ Date de naissance ||  28 décembre 1987 / 千九百八十七年 十二月 二十八日
█ Origine || Japonais vivant aux État Unis d'Amérique : 在米邦人 // Japonais : 日本人
█ Situation/Orientation sexuelle || Asexuel : 非性愛者
█ Gang || 桜ブレード ( Sakura Blade)
█ Occupation dans le Gang || Boss : ボス
█ Quartier de résidence || Inconnu // 不詳




█ Pseudo || Alleria
█ Âge || La vingtaine
█ Le forum, tu l'as trouvé || /
█ Avatar || Uchiha Itachi // うちはイタチ  // Par Lily ART + Naruto Shippuden // ナルト 疾風伝
█ Double compte || Griselda Ramsey
█ Avis à partager || Nope
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« On ne peut réduire les hommes à leur physionomie. »

De nos jours, les gens ne jurent que par les apparences. Les individus aux physiques avantageux sont voués à atteindre les sommets, les hautes sphères de la société actuelle. Ils sont forts, ils sont beaux, ils ont tout pour eux et ont les moyens d'obtenir ce qu'ils leur manquent.
Ah comme le jeune Dai aurait aimé en faire partie, lui qui n'était rien de tout cela, si ce n'est qu'il possédait un joli minois qui ravissait hommes et femmes. Son mal : Un corps trop faible assaillit tous les hivers par diverses maladies, sans compter les maux et douleurs que son organisme ne put jamais chasser. Une maigreur déconcertante et dérangeante, une peau plus pâle que la porcelaine et des joues creuses, Dai est de toutes évidences très peu gâté par la nature même si avec les années, il sut fortifier son enveloppe charnelle. Très peu cependant, juste assez pour survivre et ne pas avoir l'air excessivement chétif.
Si sa carrure ne lui est pas avantageuse le reste en revanche semble ne pas déranger qui que ce soi, elle plaît même, au grand étonnement du japonais rachitique.
Cette crinière souple et soyeuse, noire comme l'encre de chine, est un véritable trésor dont Dai s'applique à entretenir. Les femmes le jalousent pour sa tignasse et son visage délicat, alors que le pauvre ne cessait de s'en plaindre et de maudire cette apparence avant d'atteindre l'âge adulte.
Durant l'enfance, on le prenait souvent pour une fille, les gens ne le croyaient pas même s'il se comportait comme garçon. Heureusement, sa croissance a fait des miracles sur son corps, lui offrant l'allure et les traits masculins dont il eut toujours rêvé.

Il possède un regard perçant sans une once d'agressivité, des yeux rougeoyants, il en dégage un sentiment étrange lorsque qu'on les croise. Des cils fournis et sombres ainsi des sourcils fins et dessinés intensifient chacune de ses expressions. Qui saurait dire ce que signifie cette charmante lueur qui brille dans son regard ?
Un nez droit et un menton discret, comme tous les hommes de la famille et une bouche fine mais charnue, qu'il hérita de celle qui le mit au monde.

La tenue vestimentaire de Dai n'a rien de bien clinquante, il opte toujours pour une tenue sobre et soignée, n'appréciant guère être au centre de l'attention. Son apparence n'en reste pas moins élégante et raffinée lorsque un événement est à fêter.
Malgré tout cette discrétion et cette simplicité, de son corps se dégagent une présence majestueuse, voire intimidante, un don qui lui permet d'être respecté et de diriger les Sakura Blades sans mal.



« L'apparence n'est rien ; c'est au fond du coeur qu'est la plaie. »


Ou plutôt la force dans le cas du second fils Hijikata.
Si tout le long de sa vie, il enviait la force physique et caractérielle de son aîné, Saga pour ne pas le citer, ainsi que la puissance dont il faisait quotidiennement preuve, les véritables forces et qualités que Dai possède résident effectivement dans son cœur, aux côtés des pires douleurs endurées.
Sa patience, construite et maintenue avec le temps. Il en à fallu durant toutes ces années passées à devoir supporter et accepter le fait qu'il serait toujours le second après son frère, bien qu'en réalité, la place de son aîné ne lui plaisait guère. Tout ce qu'il désirait, c'est que l'on puisse lui faire confiance, qu'on lui confie des taches importantes, qu'on reconnaisse son efficacité, mais surtout, que Saga le reconnaisse.
D'où la patience, jamais l'aîné des Hijikata ne lui accorda sa gratitude et son acceptation. Pas même l'acceptation de lui-même. Malgré le rejet de son frère, il restait silencieux, la tête froide, même si la douleur qui naquit en lui ne fit que grandir avec les années.
Inexpressif et impassible malgré sa sensibilité, voilà ce qu'il était devenu. Hors de question de se séparer de cette fermeté d'âme et de montrer plus de faiblesse qui n'en à déjà.
Calme, réfléchi, posé. Il fallait bien que quelqu'un le soit quand plus rien n'allait, que ce soit le jour où son père disparut, la fois où Saga sorti de ses gonds lorsqu'il ouvrit le testament de celui ci, ou encore quand l'aîné Hijikata déclenchait des guerres de rues par un simple mot dit de travers, que dis-je, en s'exprimant grossièrement et avec le sourire.
Dai s'énervait rarement, voire jamais. Il préférait analyser tout ce qui l'entourait calmement sans s'exciter au moindre problème. C'est bien connu, mais très peu appliqué. « Restez calme et concentrez-vous ! »
C'est en faisant cela que le chef des Sakura Blade peut découvrir qui se paye la tête des Hijikata et qui l'entourloupe.
À l'écoute. Même s'il semble ailleurs ou comme happé par ses rêves, il n'en perd pas un mot et reste très attentif.
Une capacité a mémorisé insoupçonnable. Des mots, un visage, un lieu ou une odeur, il ne semble ne rien oublier et peut tout vous décrire en détails.
Car un détail peut sauver une vie, un acte que Dai n'hésite pas faire quand l'occasion se présente, peu importe la personne en danger.
Altruiste ou mesquin ? Sauver des vies, oui, mais dans quel but ? Est-ce un acte dénué d'arrières-pensées, ou plutôt un geste fait dans son propre intérêt ?...
Un homme mystérieux, surprenant pour un fils de yakuza. Il obéit à un code que personne ne connaît.
Le connaître intimement ? Impossible. S'il y a une chose dont il se désintéresse, c'est bien connaître une femme ( ou un homme) intimement, si ce n'est que les membres de sa famille. Il n'a pas le temps pour les relations amoureuses et les amitiés inoubliables, il a d'autres projets en ce qui ne concerne que lui et l'avenir qu'il tente de retracer.
Pour cela, sagesse et discrétion seront de mise...



Dernière édition par Dai Hijikata le Mar 30 Déc - 18:56, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   Mer 10 Déc - 1:42





« L'existence sociale des hommes détermine leur pensée. »


Ferme, les yeux et inspire profondément. Fais le vide en toi puis prépare-toi.

-------------
Revoir la maison familiale me plongea dans une nostalgie jamais ressentie auparavant.
Rien n'avait bougé, rien n'avait changé si ce n'est que tout avait pris de l'âge dans cette maison.
C'était comme si père n'était pas mort. Je le voyais déjà surgir de n'importe quelle entrée et m'impressionner de son charisme écrasant, malgré sa petite taille et ses airs de bonze ( au sens propre comme au figuré) dont j'avais hérité. Père était un maître en l'art de l'intimidation, tout comme Saga, que je revoyais apparaître soudainement non loin de notre paternel, avec toujours autant de fougue dans le regard, et une présence tantôt inquiétante, tantôt menaçante. Je reprenais doucement mes esprits en voyant les silhouettes disparaître dans une autre pièce comme si des fantômes avaient traversé le hall. Me voilà hanté par le passé.




-I-
Première Lune



On dit que c'est dans ce hall même que ma mère perdit les eaux lors d'un matin d'hiver glacial et venteux. Les domestiques les plus anciens s'en souviennent encore. Mère souffrait déjà de nombreuses maladies durant la grossesse, son sang empoisonné, il paraît. Et le mien le fut également. S'en suivirent que de complication telle que ma naissance catastrophique, qui dut se faire à domicile avec l'aide des serviteurs de notre famille ainsi que des sages-femmes et des médecins arrivés en panique. Je vis le jour le cordon ombilical autour du cou et sans pleurer, si bien que ma mère me crût mort-né et fondit en larmes alors qu'un médecin se chargeait de me sauver la vie.
Fort heureusement, les choses s'arrangèrent, et ma douce mère me prit dans les bras et décida qu'à ce jour, elle ne me laisserait jamais seul.
Un bébé de petit taille et extrêmement faible, tout le contraire de mon aîné. Je bénéficiais donc d'un traitement à part. Une surveillance en continue et une assistance à chaque chose simple de la vie, j'étais traitée comme une jeune fille frêle alors que je ne désirais que la présence et l'amour de ma mère, puis tardivement, à me débrouiller seul. Mon frère Saga, lui, n'appréciait guère mon arrivé dans la famille. Toute l''attention dont il avait besoin lui avait été subtilisé pour m'être remise et quelle personne sensée n'aurait pas compris son manque, et sa jalousie ?
Était-ce comme cela dans les autres fratries ? Jamais je ne le sus. Je vivais entre quatre murs et ne pouvais communiquer et échanger avec des étrangers que s'ils franchissaient le pas du domaine. Avide de connaissance, ignorant tout du monde extérieur, je voulais combler cette lacune en me plongeant dans les livres et les études. J'y trouvais là ma qualité première, ce qui ravissait ma mère et mes précepteurs, qui s'empressèrent d'annoncer cette bonne nouvelle à mon père, même s'il était trop occupé à gérer les affaires du clan Hijikata. Une intelligence « époustouflante » et un esprit vif, un véritable don pour l'apprentissage dont je pouvais moi-même être fier, même si je préférais rester modeste à ce sujet. Après tout, j'avais encore tant de choses à apprendre.
De plus, ces compliments finirent par me gêner à la longue. Je n'étais pas si exceptionnel, mon frère Saga lui, il l'était.
À commencer par ce physique dont j'étais si envieux. Fort et masculin, on ne se posait pas de question sur son genre, à lui. Et cet œil fascinant que je ne pouvais quitter du regard. Une pure rareté qui finit par le complexer.
Voyant son malaise en grandissant, je crus bon d'offrir un accessoire certes insolite, mais qui lui allait si bien. Un cache-oeil qui aussitôt qu'il le mit, le transformait en pirate, personnage qui lui aussi me faisait rêver durant l'enfance. Un aventurier sans peur, une image qui collait bien à mon frère et aux idées que je me faisais de lui.Le temps passait et nos liens se renfonçaient, si bien que je préférasse la présence de Saga à n'importe qu'elle autre. Mais nos rencontres s'écourtaient, et le visage radieux que j'avais l'habitude de voir sur mon aîné disparu peu à peu, pour laisser place à une glaciale indifférence, qui me fendit le cœur.







Vêtu d'un kimono sombre, je traversais toute la demeure pour atteindre l'arrière-cour où m'attendaient un bon nombre de domestiques. Les bras croisés, le dos droit, je rencontrais de nouveau mon sensei de Kyûdô, un art martial que l'on pourrait comparer au tir à l'arc en occident. Les ravages du temps ne l'avaient pas épargné malgré la forme olympique que tenait le vieil homme. Il se tenait fier et fort devant moi, me saluant d'un signe de la tête, puis d'une courbette.

« Il est bon de vous revoir Dai kun. Vous semblez troublé cependant. »

Décidément, rien ne lui échappait.

« Mauvais ! »S'exclamait-il d'un ton autoritaire qui me fit perdre vingt ans d'assurance. «  Le jeune maître Hijikata ne doit pas se laisser contrarier ! Il se doit d'avoir l'esprit serein et de chasser ses pensées parasites avant de commencer la cour sans quoi moi, Kozue Todonobu, refuserais d'enseigner ! »

Voilà bien des années que l'on ne m'avait pas réprimandé de la sorte.



-II-
Seconde Lune





Enfin quelqu'un qui était dur avec moi. Ce très cher maître Kozue, professionnel en Kyûdô depuis des années me prit pour disciple durant toute mon enfance, et mon adolescence. Il tenait à cette relation « Maître / Disciple » et ne manquait jamais l'occasion de me rappeler à l'ordre sévèrement lorsqu'il m'arrivait de perdre patience durant les cours. Cet homme et l'art martial qu'il m'enseignait ne m'avaient apporté que du bon dans ma vie. J'apprenais la patience, la concentration et l'envie de progresser à ses côtés, et lorsque je m'évadais, subissait une punition ou un léger -mais embêtant- châtiment corporel.
Cet art martial fut le seul sport que je pus pratiquer durant ma jeunesse, et malgré mon corps fébrile, je réussis à exceller dans ce domaine alors que je n'étais pas plus épais qu'un roseau. Un véritable soulagement, et une joie pour ma mère qui suppliait notre père de venir voir mes prouesses sportives sans jamais s'occuper de celle de Saga. À l'époque, j'aurai bien laissé tomber cette activité pour retourner jouer avec lui, mais il me rejetait sans cesse, m'ordonnant d'un ton des plus blessant de le laisser seul et de ne pas l'importuner. J'ignorais qu'il était envieux, ne voyant pas plus loin que le bout de mon nez, trop jeune pour comprendre qu'il ne me fuyait pas par plaisir de me faire souffrir.
À chaque fois que j'obtenais les résultats de mes tests, il refusait catégoriquement de me voir et de m'adresser la parole, et je m'inquiétais de ne voir aucun de mes parents ou nourrices réagir dans ces instants de pure confusion.
On ne parlait que de moi, encore et toujours, comme si j'étais devenu le nombril du monde. Et plus je prenais de l'âge, plus cela me gênait. Mon frère ne sut jamais qu'en réalité, ce traitement de faveur existait uniquement de par ma faiblesse physique et morale ; j'avais besoin d'être poussé vers le haut et encouragé à outrance pour réussir, alors que mon frère lui, possédait une autonomie remarquable, et n'en fut jamais récompensé.




Finissant l'entraînement au tir à l'arc, qui soit dit en passant me fit un bien fou, je traversais de nouveau la demeure familiale jusqu'à atteindre l'ancien bureau de mon défunt père. Un autel lui avait été consacré, et je sentais encore une douce odeur de cèdres.
Je devais être bien trop perdu dans mes pensées, car je ne remarquais que tardivement la présence d'une jeune femme devant l'image de mon père, préparant l'encens. D'où l'odeur familière.

Cette femme se relevait après avoir prié quelques minutes et « nourrit » l'esprit et l'âme de mon prédécesseur, puis elle me saluait très respectueusement avant de quitter le bureau.
Les tabis frottant sur les tatamis, je prenais sa place, m'agenouillant doucement devant l'autel où se dressait fièrement une photo l'ancien oyabun du clan Hijikata.
Puis je le saluais à mon tour.

Finissant de méditer, je remarquais non loin, tout en me relevant, la bibliothèque de notre père, celle dans laquelle j'avais l'habitude de piquer des ouvrages.
Un exemplaire du Nihon Shoki et quelques feuilles manuscrites citant le Kojiki, je les avais tout deux dévorés durant ma préadolescence, ne sachant que faire de mes après-midi de libre, pendant que mon frère lui, devenait déjà un homme, et avait la lourde charge d'exécuter le moindre ordre imposé par l'oyabun. Puis je remarquais un autre ouvrage dont la couverture été abimé.
Délicatement, je le retirais de l'étagère, caressant sa première de couverture, puis l'ouvrais, tombant sur une page au hasard.
Une page très marquée cependant.


« 風林火山 影 稲妻 ... »
(Fû Rin Ka Zan In Rai )


-III-
Troisième Lune


« Déplace-toi aussi vite que le vent, reste aussi silencieux que la forêt, attaque aussi férocement que le feu, que ta défense soit invincible comme la montagne. Furtif comme une ombre, aussi imprévisible que la foudre. »

Mon passage préféré. À l'instant même ou je lu ces passages, ils marquèrent ma vie à tout jamais.
Le très célèbre et admiré Takeda Shingen.
À quoi tout cela allait-il réellement me servir, moi qui n'étais qu'un petit garçon frêle incapable de me battre physiquement pour le clan ? Et bien à tout justement.
Ce livre était une véritable mine d'or dont je ne voulais jamais me séparer. À chaque fois que je doutais de moi, je l'ouvrais en cachette et relisais un passage, comme un prête occidental réouvrirait sa bible dans un instant d'incertitude.
Cela me redonnait force et courage quand les l'appui de ma mère n'était plus suffisant.
Comblant mes lacunes en lisant tout ouvrage historique qui pouvait me passer sous la main, je me découvrais le plus insoupçonnable des dons.
Mais je dus attendre encore bien des années avant de pouvoir servir mon père convenablement.
Assaillit par diverses maladies, dont certaines assez graves, je ne pouvais faire grand choses pour le clan ; et comme je ne communiquais que très peu avec Saga et notre père, je dus aussi apprendre la patience, en espérant qu'un jour, je serais d'une quelconque utilité.
Mère me maternait abusivement, persuadé que je resterais môme et assisté toute ma vie. Pas un seul jour ne passait sans qu'elle ne s'introduise dans ma chambre pour m'observer, parfois même sas m'adresser la parole. Cette désagréable sensation d'être surveillé m'horripilait, mais j'étais incapable d'aller contre ses décisions, je ne voulais pas prendre le risque de dire quelque chose de travers et de la blesser. J'essayais de faire abstraction de sa présence envahissante en plongeant dans les livres, oubliant que temps passait , jetant de temps à autre un coup d'œil sur celle qui m'admirait sans un mot, le sourire aux lèvres, excessivement fière de son second fils.
Parfois il lui arrivait de s'asseoir à mes côtés pour me prendre dans ses bras, caresser mes cheveux en signe d'affection, un geste qui finit par me gêner à la longue.
Je comprenais l'inquiétude que suscitait ma santé, et faisais de mon mieux pour guérir, mais cela ne suffisait pas à la rassurer.
Mais comment allais-je pouvoir grandir, devenir un homme si elle ne me laisser pas devenir indépendant ? Je n'avais plus besoin d'aide pour m'habiller, pour me déplacer, pour exécuter les tâches quotidiennes de la vie. Avais-je tort de vouloir me détacher de ma créatrice et de tenter de me construire moi-même sans l'aide de personne ?
Si je n'étais pas assez fort physiquement, mon esprit lui était prêt à tout affronter. Même l'oyabun l'avait remarqué. Un soir après le dîner, père vint me féliciter pour tous mes efforts et ma patience, et m'assurait qu'un jour, j'en serais récompensé.

Alors comme tout être qui entre dans l'âge que redoutent tous les parents, je commençais à me rebeller, gentiment, cela va de soit.
Il vint un jour où j'obligeais, grâce mon pouvoir de persuasion, a un des hommes de mon père de m'apprendre à tirer., et même de me confier une arme.
Il avait hésité sur cette dernière demande, sachant pertinemment que ça ne plairait ni aux domestiques, ni à ma mère. Mon père lui se contentait sourire ou de rire quand celle-ci avait le dos tourné, sans doute amusé par mon comportement.
Je commençais avec les armes à poing dont j'appréciais la discrétion et la légèreté, même si le premier revolver que je tins entre mes mains me parut excessivement lourd.
Puis vint le tour des armes d'épaule et les fusils automatiques, et m'entichai presque pour le tir de précision. Je me souviens bien avoir faillit loger une balle dans la tête d'un domestique sans faire exprès, ce qui eut pour conséquence de choquer ma mère presque à vie.
Elle m'ordonnait presque d'arrêter mes entraînements, et de ne plus toucher une seule arme occidentale, mais je ressentais un fort besoin d'apprendre à m'en servir, persuadé qu'un jour, je devrais avoir recours à un de ses engins.
La période des armes a feu passée, je vins à la rencontre d'un autre homme de mon père et usais de nouveau de ma position pour qu'il m'informe sur toutes les nouvelles technologies qui pouvaient sortir. Jamais aucun domaine ne m'avait autant fasciné depuis les recueils d'histoires japonaises et étrangères. Je découvrais là mon nouvel atout dont je savais avec certitude qu'il me serait utile à l'avenir, mais qui ne fut malheureusement exploitable très tardivement.

C'était arrivé si vite. Le soir même où je m'étais levé, incapable de dormir, et que j'avais arpenté tous les couloirs de la demeure à la recherche de la fatigue, j'apprenais, stupéfait et horrifié, la mort de mon père, annoncé discrètement par une domestique dans la chambre de ma mère, qui aussitôt se mit à fondre en larmes.
Jamais les détails de sa mort ne me furent communiqués, et je dus chercher des réponses à mes interrogations moi-même, découvrant qu'il avait été assassiné dans un règlement de comptes. Par qui, et dans quel but ?
J'avais interrogé tous les domestiques, quelques hommes de mon père, tentant même subtilement de les soudoyer, mais rien n'y fut. Fidèle à ma mère, personne n'eut le bon sens de m'expliquer ce qu'il s'était réellement passé.

Je refermais l'ouvrage doucement et le rangeais soigneusement à sa place, quittant silencieusement le bureau pour presser le pas vers une salle à l'ambiance repoussante.
Elle était vide et austère, à peine chauffée. J'hésitais un moment avant d'y mettre les pieds, revoyant peu à peu les fantômes du passé remplir cette pièce, me plongeant dans un mauvais souvenir que j'aurai tant aimé oublier...


-IV-
Quatrième Lune


Je restais caché comme un enfant derrière le mur qui séparait cette scène du passé et le présent, refusant catégoriquement d'y entrer. J'entendais déjà Saga hausser le ton, que dis-je , hurler après moi alors qu'a l'époque je n'avais pas encore réalisé ce qu'il se passait.
L'ouverture du testament de père.
Alors que le Dai qui restait assis bien sagement, levant la tête tout en montrant son visage, déformé par la confusion – et la peur- ignorait tout de ce qu'il se passait, moi, le Dai du présent, savais déjà à quoi m'attendre.

« Petit enfoiré de premier de la classe ! »

Une insulte qui fit siffler mes oreilles, et j'étais prêt à parier que celles de ma mère, du notaire, et des hommes qui nous accompagnaient avaient également crevé sous ce rugissement féroce.
S'en suivirent des injures, toutes aussi blessantes les unes que les autres. La silhouette de Saga irradiait de fureur, et je me retrouvais dominé et paralysé d'effroi, tandis qu'il continuait à s'égosiller sur ma personne.
Ma mère fit une tentative qui s'avérait totalement inutile, et voire carrément dangereuse : raisonner mon aîné. Je la retenais par réflexes, sait-on jamais, dans cet état Saga était trop dangereux, et même à l'époque, je ne croyais pas si bien penser.
Le moi du présent savait déjà ce qu'il allait se passer. Saga sortit de nulles parts une arme de poing qu'il pointait entre mes deux yeux, et moi, je me demandais si c'était l'arme, ou le regard qu'il me jetait qui allait me tuer.
Si mon visage à présent reste fermé face à une telle situation, à l'époque, la confusion et l'horreur furent telles que j'en perdis toute l'eau de mon corps, suant à grosses gouttes ; blessé profondément au cœur par chaque mot qui sortait de la bouche de Saga.
J'ai bien cru y passer, et même maintenant, simple spectateur de cette scène, la peur qu'il presse la détente restait présente.
Mon cœur s'arrêtait. Des larmes coulaient.
Même s'il décidait de m'épargner pour cette fois, je me sentais mort. Ce regard assassin avait suffi pour me descendre, et je quittai la pièce faiblement, pressant le pas vers l'extérieur pour rester planter là, debout. Une brise aurait pu me faire tomber, j'étais comme une feuille d'automne, fragile, et ma vie ne tenait plus qu'à un seul fil.
Et ce testament qui annonçait que je devrais succéder à père entant qu'égal de Saga, lui, n'était plus.

Bien que ce fût le vœu de père – aussi étrange et insensé qu'il puisse être- je n'aurais pas aboyé à Saga s'il m'avait demandé de lui laisser entièrement la place. Il était l'aîné après tout, cette place lui revenait de droit.
Etait-ce donc cela, la récompense de père ? Les rênes du clan Hijikata ? Je n'en demandais pas tant. Qu'importe à présent, il ne restait rien du testament, et plus rien du grand frère que j'idolâtrai.

Les hommes les plus anciens,dont ceux à qui j'avais fréquenté durant mon adolescence, vinrent à ma rencontre et prêtèrent de nouvelles allégeances, à moi, qui n'avait rien demandé.
Ils ne voulaient pas d'un fou furieux incontrôlable et dominé par la haine au pouvoir, et me désiraient entant que successeur de l'oyabun pour ma soit disant sagesse et diplomatie.
À ce moment-là, je n'avais que faire de tout cela, j'étais bien trop blessé par les événements pour me retourner contre mon frère. Mais la nuit porte conseil, et c'est le lendemain matin que je pris les choses en main. Un bon nombre d'hommes me suivirent de leur plein gré, ainsi que mère, que je suppliais de rester au côté de Saga pour ne pas mettre le feu aux poudres et empirer la situation.
Elle restait donc avec lui, alors que je quittais la demeure en vitesse sans me retourner, certain que si je le faisais mon frère aîné n’hésiterait pas à me tuer.
Direction New York.


-V-
Cinquième Lune


"Que va-t-il advenir des Sakura Blades, Hanshu?..."

Je me retournais, observant mes hommes un à un. Tous, autant qu'ils fussent, arboraient une expression d'inquietude, et de confusion. Faisant volte-face, je me redressais, le regard vide, refusant de faire transparaitre mon incertitude quand à l'avenir de mon clan. Quoique non, je n'étais pas incertain. Pour parvenir à réaliser mon but ultime, les Sakura Blades devaient eux aussi, disparaitre ou du moins changer. À commencer par moi, leur chef.

C'est ainsi qu'après des mois de luttes acharnés contre mon propre frère, ces hommes, et les autres gangs qui dominaient New-York, je me retirai, ne laissant aucune trace de moi-même. Pour ne pas trop alerter les autres clans, je laissais ma douce Izumi Jun, mon bras droit, prendre soin des membres de Sakura Blade et occuper ma place de chef, pendant que je me lançais dans une toute nouvelle aventure.
C'était ce jour même que j'étais rentrée au pays, trainant les pieds dans la demeure familiale comme si j'y cherchais des réponses.
J'y avais trouvé mon passé, les traces des évenements qui avait fait de moi l'homme que je suis, et les raisons de mes agissements. Un retour aux sources nécessaire avant toutes choses.
Après cette petite semaine passée à simplement réfléchir, je repartais l'esprit soulagé, les idées claires. J'avais eu le temps de me remettre à jour sur les technologies de pointe directement sorte du Japon, ou d'autres pays voisins. Je continuais d'apprendre graçe aux fils d'un des anciens hommes de mon père, à me servir de tout ce qui pourrait m'être utile dans les jours avenir. Drones, caméra, allant jusqu'à hacker dans certains cas, ou laisser mes hommes plus expérimenté et discret infiltrer le Département de police de New York et leur extorquer les informations vitales qui me permettraient de pouvoir garder un oeil sur eux sans se faire prendre, et en passant, recolter ce dont j'avais besoin pour mettre en place mon tout premier plan d'action.

Qu'allions-nous faire au commencement de cette nouvelle ère?
Recruter des hommes de chaque gangs infestant les rues de New York tout en gardant leurs identités secrète. Mais pas n'importe quels hommes.
Un sens aïgue de la justice- ou un simple ras-le-bol de la situation actuelle ou une prise de concience- la protection des innocents, faire l'ultime sacrifice si nécessaire, voici mes conditions, les qualités requises pour faire partie de ce groupe.
Grace à ces hommes, j'allais pouvoir obtenir les données qu'il me manquait, et des informations qui , je le savaient, seraient cruciales pour la suite de mon plan.
Mais ces braves hommes engagés n'étaient pas les seuls à me servir ma cause. J'avais bien pris soin pendant ma semaine passée au Japon, à prendre contact avec une société privée fournissant des hommes armés jusqu'aux dents, et surentraînés. Non pas dans le but de tuer, mais bien de me protéger, et protéger la population que je m'efforçais à sauver de la tyrannie et la violence extrême des gangs de rues.
Sauver des vies, celles de mes hommes comme celle des innocents, serait impossible sans un bon groupe de médecin eux aussi prêt à sacrifier leur vie pour sauver celles des autres.

"Cet hiver, ce sera la guerre." Soufflaient mes hommes dans mon dos.

Ce terme ne me plaisait guère, mais je ne pouvais me mettre des œillères. Il s'agissait bien d'une lutte entre clans. Ou plutôt d'une lutte contre les clans. Et j'allais devoir affronter mon frère aîné Saga, que je le veuille ou non. Mais j'étais déterminé à atteindre ce but, à rétablir l'ordre-là ou la loi ne pouvait plus rien faire. Ce n'était pas vraiment leurs fautes si New-York était à feu et à sang, les gangs sont beaucoup trop influents, les hommes trop nombreux les conflits trop importants, et l'accessibilité aux armes trop simple... Trop facile.
J'aurai très bien pu tous les laisser s'entretuer et rester aux pays, mais je crois qu'il est mon devoir de faire quelque chose, de sauver les civils, les innocents qui ne méritent pas de subir ces rivalités, et cette violence.
Si personne ne se sacrifiait pour le bien de chaque individu, pour la paix, alors pourquoi pas moi qui en a les moyens et la certitude d'y parvenir? Et qui plus est, surtout l'envie. L'envie d'harmonie, et de réussir.

Rentrant sur le sol New-yorkais, je contemplais avec déception l'état de la plus importante ville du continent américain.
Si en apparence rien ne change, tout empire en réalité. Les rues ne sont plus sûres, parfois même de jour. Pas un seul lieu sans que je n'aperçoive un visage familier, un homme armé qui ne s'en cache pas ou des nouvelles recrues de gang. La violence gratuite omniprésente...

Je rejoignais en peu de temps ce que j'aimais appeler ma "base secrète". En d'autre terme, un lieu dans lequel je demeurerai tant que je ne serais pas repéré.
Puis je contactais ma fidèle Izumi le plus rapidement possible pour l'informer de mon retour, et de mes intentions. J'avais besoin avant tout de connaitre en détails la situation dans laquelle nous nous trouvions avant d'agir, et de choisir un jour et un lieu pour accomplir la première phase de mon plan. Mais avant tout, je devais mettre les choses au clair avec ce qu'il restait des Sakura Blades.
À commencer par un grand ménage, plus que nécessaire. Je n'appréciais guère me débarrasser de mes hommes mais certains devaient disparaitre, car je savais pertinemment qu'il allaient me gêner dans mon entreprise...
Il fallait que je durcisse le règlement et renforce le clan tout en faisant croire que les Sakura Blade ne cesseraient jamais leurs activités, Izumi serait celle qui les guiderait, profitant de tous les privilèges d'un chef de gang, alors que je continuerai de décider de tout, de diriger dans l'ombre.

De mon côté, je m'érigerai entant que chef des No One...

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Alors que le chauffeur de ma voiture s'arrêtait devant une petite villa charmante entouré de verdure, je me perdais dans mes pensées, réalisant à peine où nous nous trouvions jusqu'à ce que j'apperçoive le visage délicat d'une femme qui ne m'était pas inconnu, à travers les rideaux blancs d'une fenêtre située non loin de l'entrée.
Mes yeux se posaient sur monsieur Kamiya, mon chauffeur, qui lui ne ressentit pas le besoin d'échange de regard pour me faire comprendre ceci.
"Je crois qu'il est temps jeune maître. Il est temps que vous la rencontriez de nouveau."
Je devinais cela sur son visage inexpressif, et ses doigts qui serraient le volant nerveusement, faisant grincer le cuir.
Sans broncher sur la demande de monsieur Kamiya, défaisant ma ceinture tout en hochant la tête en signe d'acceptation, je sortais du véhicule et commençais lentement à monter les petites marches menant au porche de la villa.
La porte s'ouvrit avant même que je n'eus le temps de frapper.

"Entrez vite, Monsieur Hijikata... " soufflait elle sans même m'adresser un regard, fusillant de ses beaux yeux bleus tout ce qui pouvait bien s'approcher de sa demeure, comme une mère féline protègerait son nid, et sa progéniture.
Elle me cédait le passage rapidement et refermait la porte à double tour aussitôt.

À peine je pénétrais dans la villa qu'une jeune fille métissée, de petite taille et d'un très jeune âge, se précipitait vers l'entrée et me sautait au cou en criant de joie, à ma plus grande surprise.
Je tressaillais.

"Haruka! C'est très impoli!" S'exclamait sa mère alors que je lui fis signe de la main, la rassurant. Ce n'était pas bien grave, et encore moins une offense. J'étais juste surpris, c'était bien la première fois qu'une jeune fille m'enlaçait de la sorte, mas en vue de la situation actuelle, je n'allais certainement pas me fâcher.

"Tu as bien grandi, Haruka."

La petite asiatique aux yeux clair desserait sa prise autour de mon cou, les larmes au yeux, et je ne su dire si c'était des larmes de bonheur ou de tristesse. Je la prenais simplement dans mes bras en la serrant contre moi, encore chamboulé.

"Si Monsieur Hijikata veut bien me suivre au salon..." Annonçait sa mère en tirant légèrement sur le pull de sa fille pour qu'elle me libère, ce qu'elle fit.

"Je vous en prie, Eloïse. Pas de formalité entre nous. Il n'y en avait pas entre Akira et moi-même."

Elle me répondait d'une sourire forcé alors qu'elle me faisait signe de l'accompagner, et je me relevais doucement, observant sa fille.
Le portrait craché de son père.

Akira était le fils d'un des anciens hommes servant mon défunt père il y a fort longtemps, lorsque je n'étais encore qu'un adolescent. Nous nous étions vus que très peu de fois lui et moi, mais chaque rencontre était précieuse. Peut-être même étions-nous amis. J'appréciais chacune de ses venues dans notre demeure.
Arrivé à New-York City après le drame qui déchira ma fratrie, Akira me recontacta. Il vivait au Etat-Unis depuis trois ans déjà, et venait de se marier avec une charmante femme au cheveux blonds et bouclés qu'il avait rencontré en Europe quelques années auparavant.
Cet homme m'avait aidé à m'installer sur New-York et était même à l'origine des Sakura Blades avec Jun et moi-même, mon amie étant mon bras droit, et lui un dirigeant dans l'ombre, mon conseiller.
Pas que nous étions aussi proches que je l'étais de mon amie Izumi ( qu'il connaissait également) mais si je devais avoir un meilleur ami, ou un frère de substitution, il le serait, pas de doutes là-dessus.

"Prenez donc une chaise. Je vais faire du thé."

Je m'installais, silencieux à la table, Haruka se précipitant pour prendre la chaise juste à côté de moi pour s'y asseoir, sans dire un mot, nous échangions un regard complice alors que sa mère posait les tasses de porcelaine juste devant nous.

"J'attendais avec impatience votre venue."

"Pardonnez mon retard, Eloïse. J'ai dû quitter le continent suite... Aux derniers évènements."

Je fixais le thé se verser dans ma tasse, et reconnaissais l'odeur aux premieres effluves. Le thé favori de mon ami Akira.

"J'espère qu'il vous plaira." Soufflait Eloïse alors qu'elle servait sa fille, puis elle-même.

Alors qu'elle s'asseyait faiblement en face de moi, elle saisit sa propre tasse comme pour réchauffer ses mains, et sa fille fit de même, toutes deux fixant le liquide sombre s'évaporer dans une fumée dansante blanche et ardente, le regard vide.
Je fis de même, repensant à Akira. Il faisait souvent ce geste, et cette expression était la sienne, celle qu'il exprimait sur son visage quand quelque chose n'allait pas... Quand plus rien n'allait.
Celle qu'il fit il y a quelques semaines, dans un de nos bars favoris qui se trouvait être un de nos points de rassemblement, pour nous, les Sakura Blades.
Le Spring Flavour, de son véritable nom... Haruka. Ce bar était tenu par son jeune frère, Hiro.
Nous étions tout deux assis au comptoir, discutant avec Hiro, quand Akira vint à nous parler de ce qui le tracassait.
Nous l'écoutions sans jamais l'interrompre, comme à l'accoutumé. Il fallait savoir être silencieux jusqu'au bout pour saisir tout ce qu'Akira voulait nous faire comprendre, car il n'était pas du genre à se plaindre, ni vraiment à raconter sa vie. Hiro et moi-même, toujours attentif, devinions rapidement ce qu'il se passait.
Il nous annonçait clairement, pour la première fois de sa vie, ce qui changerait sa vie à tout jamais.



"Je vais devenir père. À nouveau." Dit-il maladroitement alors que Hiro faillit faire tomber ses ustensiles, choqué par cette déclaration, et je m'étouffais avec mon thé, avalant une gorgée de travers.

"C'est génial, aniki!!! " s'exclamait son cadet tout en tapotant l'épaule de son frère aîné, qui ne pus s'empêcher de laisser échapper un sourire.
Je lui sourirais à mon tour, très ému.
Cependant, je sentais en lui comme une appréhension, qui fit disparaitre le bonheur de mon visage tout aussi vite. Une appréhension que Hiro ne put remarquer jusqu'au moment où je décidais d'intervenir.

"Mais?..." Soufflais-je en finissant de boire mon thé sans jamais le quitter du regard.

Cette déclaration fut comme assassine. Elle transperça son cœur si fort que mon ami frissonnait, posant sa main gauche sur sa poitrine sans cacher sa douleur.
"Je n'ai pas peur d'être père..." Commençait-il." J'ai peur de l'avenir."

Jamais il n'avait été aussi clair dans ses propos. Hiro et moi sentions une extrême souffrance en lui.

"... Dit moi Hiro, comment suis-je supposé être père dans une situation pareille?... Je suis un membre de gang... Je suis indigne d'être père... Chaque jour, je mets ma femme et ma fille aînée en danger à cause de ce choix de vie..."

Le visage de Hiro se décomposait, et le mien également.

" Et toi, Dai. Peut-on se permettre d'avoir une descendance, de laisser un monde pareil entre les mains d'un enfant?... La violence, le danger... La corruption... Comment puis-je laisser Eloïse mettre au monde cet enfant dans ce genre de situation..."

Je posais ma tasse faiblement sur le comptoir sans le quitter du regard. Ses yeux n'avaient jamais été aussi déformés par la colère et la tristesse. Et je ne sus quoi faire pour le rassurer.

"Comment puis-je confier un monde comme celui ci à mes enfants... J'ai peur, Dai." Il saisit ma manche fermement tout en me fusillant du regard. "Les Sakura Blades sont fort, Dai. Ils sont pour la plupart d'entre eux bons, respectueux, et désireux d'un monde de paix et d'harmonie et agissent dans ce but. Mais nous sommes qu'un gang... Nous ne sommes pas invincibles."

Et je saisis d'un coup où il voulait en venir.
Dernièrement, nous avions perdu pas mal d'hommes après quelques affrontement non désiré avec les gangs voisins.

"Dai. Je ne suis qu'un homme. Je ne pourrais pas protéger mes enfants et mon épouse éternellement. Cette violence doit..."


Je sortais de mon souvenir, secoué par Haruka elle-même, qui me tapait depuis déjà quelques minutes sur mon avant-bras, sa mère me dévisageant d'un air inquiet.

"... Cette violence va cesser. Eloïse."

Elle tressaillit, surprise de cette déclaration.

"Votre époux m'a informé de votre état. Vous attendez un second enfant, n'est-ce pas?"

La jeune femme blonde posait une main sur son ventre tout en baissant la tête, tandis que Haruka observait sa propre mère surprise.

"Haruka. Va dans ta chambre." Ordonnait-elle. La petite métissée se levait sans faire d'histoires, et regagnait sa chambre silencieusement.
Puis je continuais.

"Chassez vos inquiétudes, Eloïse. Le monde qu'Akira désirait est en construction."

Surprise, elle clignait des yeux tout en ressaisissant son propre tasse pour en boire une gorgée, m'interrogeant de ses yeux clairs.

"Je ne suis pas parti de New-York pour prendre des vacances. Tout est en place... Des hommes conditionnés et dévoués... La technologie de pointe... Une surveillance des gangs quasi-totale... La médecine avancée... Les plans futurs...Un fort désir d'ordre et de paix... Votre envie d'avenir radieux sans violence et corruption nous tend la main, ma chère. Soyez tranquille."

La maîtresse de maison soupirait, tremblotante, laissant couler une larme. Je ne pouvais lui donner les détails de nos agissements, je souhaitais simplement la rassurer quant à l'avenir de sa famille, et celui de New-York. Bientôt, grâce à No One, nous pourrions vivre protégés, en sécurité. Les gangs disparaitraient, la police nettoyée. Je faisais le sacrifice de ma propre vie et de tout ce qui m'était cher, refusant toute implication familiale et sentimentale en laissant derrière moi les douleurs et pertes du passé sans oublier l'évènement qui un jour, me menait à ce choix.

Non. La mort de mon ami ne serait pas veine. Akira n'a pas disparu pour rien. Et sa descendance en serait témoin.



Dernière édition par Dai Hijikata le Mar 30 Déc - 18:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   Mar 16 Déc - 21:38

Très bon début de fiche Wink
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   Mar 30 Déc - 19:01

Merci beaucoup Aniue.

J'ai fini ma fiche.
J'attend vos critiques o/.
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   Mar 30 Déc - 21:21

Je t'ai déjà tout dis sur skype mais je vais répéter ici o/

Très bonne fiche, vraiment. C'était un plaisir de la lire. Quelques petites fautes restantes, mais rien qui gâche la lecture.

Tu connais la maison, donc je te laisse aller faire tes fiches et ta demande de rp.
Sur ce, je te valide

Amuse toi bien
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   Mar 30 Déc - 21:50

Hey !
Je voulais juste te dire que ta fiche était superbe, et que je suis heureux de te compter parmi nous o/
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   Mer 31 Déc - 13:03

(En mode "Dai motherfucking père Noël")

Hohoho!
Et quel genre de lien ils veulent les gamins ? /shot
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   Mer 31 Déc - 14:07

Pour Sevy, qui est donc le second des Foxes, ce dernier avait établi une paix relative entre les bloody cherry et les Foxes, c'est à dire qu'ils étaient plus ou moins alliés, en tous cas Saga a déjà prêté main forte aux foxes et reciproquement.
Du coup, il fallait voir si Dai souhaitait encore cette alliance entre foxe et sakura blade.... Si ca lui rapportait quelque chose, etc ...

Pour Gabriel, comme il est le futur fiancé de Jun, et que jun t'est proche, a toi de voir ce que tu veux en faire à partir de là, sachant que Gabriel est un membre des Dragon king, et un ami très proche de Saga.

Pour James.. MP.(ou Skype)
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MessageSujet: Re: Hijikata Dai   

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Hijikata Dai
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